« Nathalie, Rachida, Cécile, Anne… sont les porte-voix de la même classe sociale dominante, les fameux bobos qui font la pluie et le beau temps dans les médias et les salons. »
Rachida Dati : "Tu t'y crois autorisé parce que j'ai refusé de coucher avec toi ?"
Goasguen : « Tu ne vas pas te présenter à des primaires parce que tu n’es pas en mesure d’être maire de Paris. Tu ne vas pas faire la loi ici, tu n’es pas en Seine-Saint-Denis. Ne ramène pas dans la capitale tes mœurs du 9-3 ! ».
Cet échange verbal violent entre la maire du 7e arrondissement, Rachida Dati, et le maire du 16e, Claude Goasguen se serait déroulée lors d’un déjeuner des élus UMP de la capitale au restaurant Le Lutèce, le 12 février.
L’échange portait sur la candidature de NKM dans la capitale, que Claude Goasguen soutient alors que Rachida Dati envisage elle-même de se présenter aux primaires de la droite.
Madame,
Lorsque vous êtes apparue aux côtés de François Hollande, après qu’il eut quitté Ségolène Royal, les citoyens français ont accepté votre présence, certains avec interrogation, d’autres avec un
petit sourire, mais la plupart avec gentillesse. En France, l’amour est roi et les nouveaux couples qui se forment, surtout en politique, attirent plutôt la bienveillance.
Nicolas Sarkozy avait bénéficié de cette même « grâce » lorsque Cécilia était partie. Il s’en était expliqué, peut-être un peu trop, en conférence de presse et s’était marié avec Carla Bruni.
Autre temps, autre mœurs, diriez-vous. Effectivement, qu’il s’agisse du général de Gaulle avec « tante Yvonne », de Giscard d’Estaing et d’Anne-Aymone, de François Mitterrand et de Danielle ou
même de Jacques Chirac et de Bernadette, ces femmes versaient plutôt dans le caritatif discret que vers l’émergence people
tapageuse.
Il est vrai cependant que la presse, pour François Mitterrand, a laissé tomber un manteau de discrétion sur sa double vie qu’il n’a révélée qu’à ses dernières heures. Déjà, il paraissait (mais
qui a osé en parler ?) tout à fait anormal que sa deuxième « épouse » et sa fille soient prises en charge par l’État : appartement officiel sur le Quai Branly, voitures, chauffeurs, gardes du
corps, cuisines et cuisiniers.
Bref ! Les frasques de François Mitterrand, gardées secrètes par des journalistes complices, ont coûté quelques 8 à 10 millions d’euros au budget de l’État
Carla Bruni n’a pas agi dans ce sens ni Bernadette Chirac. Mais vous voilà arrivé et avec vous, comme le dit la gauche, la modernité, ringardisant tout ce qui s’est passé avant.
Après tout, François Hollande a le droit d’avoir comme amie qui il veut et le temps qu’il le désire. Quant au titre de « première dame », il est usurpé. Ce statut n’existe pas et a été monté de
toutes pièces par des journalistes avides de sensationnel. Vous n’avez, Madame, aucune existence légale d’autant plus que vous n’êtes ni mariée, ni pacsée. Que dirait-on d’un président de la
République qui accumulerait les « premières dames » comme on accumule des amies ou des flirts ?
Vous avez néanmoins exigé d’avoir autour de vous une équipe composée d’hommes et de femmes qui vous suivent, qui vous aident, qui travaillent avec vous et qui sont payés par l’État. Au nom de
quoi l’État doit-il s’occuper de votre secrétariat pléthorique ? Ce n’est pas, je pense, pour vous aider à écrire des articles dans votre journal « Paris Match ».
Voici un autre problème. Vous vous réclamez, à juste titre, du statut de journaliste et vous désirez continuer à écrire. Au début de la campagne présidentielle et même, si je ne me trompe, dès
l’élection de François Hollande, vous avez clamé haut et fort que vous ne renonceriez pas à écrire dans l’hebdomadaire « Paris Match » et vous avez même annoncé que vous alliez interroger les
grands de ce monde pour faire des papiers de politique étrangère ! Journaliste oui, mais journaliste politique non !
Il me semble que ce métier est incompatible avec la fonction que vous aimeriez avoir, même si elle n’est pas officielle. Vous avez donc décidé de faire du journalisme de bavardages pour bien
montrer votre autonomie par rapport à votre ami François Hollande. Vous avez néanmoins accepté, demandé, peut-être même exigé de l’accompagner dans ses voyages officiels. A quel titre ?
Simplement d’amie !
Il y avait et il y a toujours un obstacle : Ségolène Royal ! Vous ne la supportez pas, elle qui est pourtant mère des 4 enfants de François Hollande. Il semblerait qu’à la Bastille, lorsque
François Hollande a « claqué une bise » sur les deux joues de Ségolène Royal, vous ayez exigé qu’il vous embrasse sur la bouche pour montrer la différence de statut ! Cet acte était sinon puéril
du moins cruel.
Voici maintenant qu’en femme moderne, vous tweetez. Vous avez réussi, par vos bavardages, à ébranler la campagne électorale et à ridiculiser la France.
Ségolène Royal est candidate, certes parachutée, en Poitou-Charentes. Elle affronte Monsieur Falorni, implanté localement depuis de nombreuses années et ami de François Hollande. Il était naturel
que les caciques du Parti socialiste viennent à son secours, elle qui avait été la femme candidate à l'élection présidentielle de 2007.
Il était peut-être moins évident que le président de la République se mêle de ces élections. En Président « normal », il avait annoncé qu’il n’y participerait pas. Les Français avaient d’ailleurs
compris que le petit mot de soutien à Ségolène Royal était plus affectif que politique. Elle avait été sa compagne pendant si longtemps.
Mais vous ne la supportez pas, taraudée par la jalousie. Après le ridicule de « embrasse moi sur la bouche » que, semblait-il, vous aviez prononcé, voici maintenant la trahison ! En effet, de
quoi vous mêlez-vous en soutenant Monsieur Falorni qui, au demeurant, reste très sympathique ? Est-ce en tant que journaliste politique que vous prenez position pour un candidat ?
Il s’agirait là d’une déviation intolérable de la neutralité politique d’un journaliste. Voyez-vous Monsieur Jean-Michel Apathie, Madame Ruth Elkrief, Monsieur Alain Duhamel prendre position pour
qui que ce soit ? Ils devraient rendre immédiatement leur carte de presse, s’inscrire à un parti politique et ne plus parler. Certes, beaucoup de journalistes, beaucoup de journaux, sont à gauche
et l’ont montré lors de ces dernières élections. Mais vous, Madame, journaliste à « Paris Match », vous n’auriez jamais dû prendre position. Ce n’est donc pas comme journaliste que vous avez
envoyé ce tweet, vous êtes trop intelligente pour tomber dans un tel piège.
Est-ce pour affirmer votre indépendance vis-à-vis de votre compagnon ? Peut-être aussi pensiez-vous affirmer l’importance de la liberté de la femme ? Je ne le crois pas non plus car je ne suis
pas sûr que la liberté consiste à faire des gaffes. Peut-être ce mot est-il trop faible ? Il s’agit d’une faute grave. En réalité, vous ne pouviez pas imaginer une seconde que Ségolène Royal,
élue, puisse un jour arriver au fauteuil de présidente de l’Assemblée nationale. « Comment cette femme, qui était avec mon ami auparavant, qui a vécu si longtemps avec lui, peut-elle revenir en
pleine lumière ? ».
Mais, pire encore, vous imaginiez, dans vos rêves les plus épouvantables, dans les cauchemars les plus terribles, les cérémonies officielles présidées par François Hollande obligatoirement
accompagné par Ségolène Royal, en tant que quatrième personnage de l’État. Vous cauchemardiez à l’idée de voir ces grands dîners à l’Elysée, ces dîners officiels où votre place était équivoque,
alors que Ségolène, rayonnante, aurait été proche de votre ami par la grâce du protocole. D’ailleurs, c’est pour cette raison déjà qu’à La Rochelle, vous aviez exigé, semble-t-il, que François
Hollande parle de vous comme de « son unique amour ». Petite flèche empoisonnée dans le dos de Ségolène Royal.
La France, par ce tweet, a été ridiculisée dans le monde entier. Une si petite phrase ayant de telles conséquences ! Vous avez non seulement desservi la France où vous n’avez aucun rôle à jouer
même si vous avez accompagné François Hollande dans ses voyages officiels à l’étranger (ce qui, déontologiquement, diplomatiquement, était déjà une extravagance), mais vous avez desservi le
président de la République élu par une attitude grotesque de femme jalouse qui se mêle de politique pour entraver la carrière de son ami ou compagnon.
Vous avez ridiculisé et humilié les femmes des autres présidents français qui, elles, faisaient de l’humanitaire. Vous avez, semble-t-il, balayé d’un revers de la main ces actions remarquables
qu’elles avaient menées et, par conséquent, vous avez méprisé tous ceux qui, en France ou ailleurs, ont consacré leur vie aux enfants, aux handicapés, à ceux qui étaient atteints du SIDA,
etc.
Bref, ce petit tweet de rien du tout a été le révélateur, Madame, d’un malaise que les Français n’osaient pas admettre, qui mélange la faiblesse du président de la République et la méchanceté de
sa compagne.
Acceptez, Madame, mes sentiments mêlés de tristesse, de rage et de surprise.
Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de
Paris
Clash sur le plateau du Grand journal entre Nicolas Dupont-Aignan d'un côté, Michèle Denisot et Jean-Michel Apathie de l'autre. NDA s'en va-t-en guerre contre les journaleux bobos, ces « éditorialistes de bazar, qui vivent ensemble et font toujours les mêmes articles », raison selon lui de la déconnexion de plus en plus flagrante entre les médias et le peuple, qui préfère aller se documenter sur le net.
L'occasion pour lui de clasher les chroniqueurs du Grand Journal, et plus particulièrement Denisot et Apathie.
Une façon de prendre sa revanche sur l'humiliation qu'il avait subie lors de son premier passage au Grand Journal, et d'envoyer un petit signal aux journalistes du système.
Nicolas Sarkozy, militant de la première heure, ardent à la tribune, fait très tôt bonne figure sur le petit écran, avant de devenir maire de Neuilly. Retour sur la jeunesse du VIème président de la Vème République.
1975
C'est la première apparition télé de Nicolas Sarkozy. Il a alors tout juste 20 ans et explique pourquoi il est devenu militant UDR.
1976
Aux côtés d'un bronze gaullien tout en gravité, le bondissant Nicolas Sarkozy apparaît dans le magazine Un sur cinq. Les jeunes UDR animent une réunion sur l'engagement.
1976
Nous sommes au début du mois de décembre, l'UDR mute en RPR sous l'égide de Jacques Chirac. Nicolas Sarkozy, encore anonyme, est interviewé à l'improviste.
1978
Au bois de Vincennes, au congrès des jeunes RPR, Nicolas Sarkozy dénonce la gestion du gouvernement et apporte un soutien enflammé à Jacques Chirac.
1981
Mitterrand n'est pas encore au pouvoir, Nicolas Sarkozy lui, a depuis longtemps enfilé la cravate et la posture du jeune tribun.
1984
Le temps du militantisme anonyme est fini, Nicolas Sarkozy est devenu maire de Neuilly et parle des impôts locaux et de la police municipale.
1989
Dans l'incroyable émission "Stars à la barre", le duel d'opinion porte sur le voile islamique et oppose Nicolas Sarkozy à Julien Dray.
1990
A "Sucré salée", Nicolas Sarkozy, entouré de gloussantes animatrice, se laisse interviewer sur la politique et les femmes. Au menu aussi, son parcours et son admiration pour Johnny Hallyday.
1990
Le député-maire de Neuilly parle papier d'imprimerie. Nicolas Sarkozy le communicant donne ses recettes du moment.
1990
Une émission pleine de rebondissement et de confidences où Nicolas Sarkozy cite Boileau de mémoire et parle de son écriture.
Henri Guaino, conseiller spécial du Président de la République, et Jérôme Guedj, président (PS) du Conseil général de l’Essonne, étaient les invités de La Voix est Libre, sur France 3 Ile-de-France, samedi 25 février 2012.
Il faut tout de même avouer que son interlocuteur ne le laisse pas en placer une…
LES FATROUILLES